AFUB blog, le carnet de route de l'afub et de ses volontaires...

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vendredi, 26 juin 2009

L'assurance-vie, l'épargnant et Sergent Garcia

« J’avais demandé à ZORRO, la possibilité de revenus réguliers, il n’avait rien au-dessus de 5% et j’avais déjà un petit placement assurance-vie de cet ordre depuis plus de 8 ans, donc sans frais d’entrée.

De là, pour ne pas perdre le client, il avait le placement phare, « clés en main ! Kaleïs équilibre/dynamisme », sans risques. Pour 1300 euros/mois, adjugé vendu ! Si j’avais été encore plus gourmand, alors que déjà très naïf comme le Sergent Garcia, ZORRO n’aurait pas hésité à me vendre des bâtons de dynamite (tout miser sur Dynamisme, 73% sur 3 ans), soit tripler les gains à 3900 euros/mois.

Le slogan : « Avec la Poste, on a tout à y gagner », avec ZORRO, c’est « on a tout à perdre ». Des spécialistes financiers de ce type en placement assurance-vie et patrimoine, c’est plus que nul ; prévoir et gérer l’argent d’un client est son métier, placer à tout prix pour son quota, c’est de l’escroquerie.

Moi j’ai perdu 25 000 euros. Je suppose que ZORRO a eu droit à son parachute doré de plus ou moins 1 million d’euros pour faute grave ou très bon service, on ne sait plus !

Je ne demande que 375 000 euros de dommages et intérêts pour l’abus de la vulnérabilité d’une personne en l’état de faiblesse. Dans le positif, je m’engage à prendre la place de la vraie valeur de ZORRO, en faisant cadeau de mes 25 000 euros à l’association des handicapés de la Poste. (sauf le psychopathe ZORRO) »

un épargnant.

lundi, 11 mai 2009

Bercy et les doublons de Livret A

Coup de pub ou geste fort ?

Geste fort, pourrait-on penser. Ceci à l'égard de tous les établissements ayant ouvert un Livret A à des clients qui ne l'ont pas demandé et n'y ont nullement consenti. Au risque de mettre en infraction avec la loi tous leurs clients qui détiennent déjà un tel livret auprès de La Banque Postale ou la Caisse d'Epargne.

Et leurs témoignages reçus à l'AFUB sont édifiant.

Mlle Céline B, cliente du Crédit Agricole Sud Méditerranée :

" Deux nouveaux comptes apparaissent à l'écran, ces derniers étant des Livrets A ouverts le 19 mars sans mon autorisation verbale ou écrite. L'un de ces comptes est à mon nom, le second pour ma fille de 9 ans. Or il se trouve que j'ai déjà un compte livret A ouvert depuis 15 ans à La Poste et ma fille depuis 8 ans…"

Et Mme Jacqueline L, cliente de la BPO :

" Cliente satisfaite de la banque populaire depuis plus de 20 ans, je viens vous donner les raisons de mon très grand mécontentement : J'ai constaté lors de la vérification de compte, l'ouverture d'un Livret A sur lequel a été créditée la somme de 10 euros, le compte courant étant débité de la même somme. Or je n'ai fait aucune demande en ce sens auprès de la banque ou de ses représentants!"

Ou ces clients de la BNP dont l'un d'eux écrit :

" Je n'ai fait aucune demande à la BNP concernant un Livret A : j'estime qu'il s'agit d'une forme d'escroquerie."

Voila des épargnants qui ne sauraient être confondus avec les fraudeurs dénoncés par Bercy!

Pas plus que ceux qui sont titulaires de deux Livrets A mais l'ignorent. C'est le cas notamment des ouvertures par des collectivités locales (municipalité ou département), notamment à l'occasion d'une naissance ou d'un diplôme scolaire, et que les intéressés ont eux-mêmes oubliés, ils n'ont jamais été mouvementés par leurs titulaires qui en ont ultérieurement ouvert un autre.

En fait, les fraudeurs ne sont pas à chercher parmi les 80% de ces titulaires qui disposent de moins de 1000 Euros sur leur Livret A : Quel serait leur avantage à en avoir deux?

Non, s'il y a fraude, elle serait plutôt celle des épargnants dont le Livret A atteint le maximum légal de 15300 Euros; ils sont plus de deux millions et certains pourraient être tentés de contourner ce plafond...

Plutôt que de stigmatiser les épargnants par l'annonce d'une chasse aux fraudeurs, Mme Lagarde et ses services seraient plus avisés a "nettoyer", au sein des établissements historiques, les Livrets A qui y dorment et à enjoindre aux banques d'annuler les souscriptions forcées.

La démarche y gagnerait en efficacité !

lundi, 20 avril 2009

Livret A : le pactole du Crédit Agricole ...

Le Crédit Agricole, au secours de ses clients victimes de la Caisse d’Epargne et de ses résistances aux transferts de livret A ?

Pourrait le laisser croire cette saisine par le CA de deux tribunaux de commerce à l’encontre de la CE à ce sujet.

Mais par delà cette apparence, force est de constater que pour le CA, le Livret A, c’est d’abord un pactole :

  • 48 millions d’euros, c’est ce que l’Etat va lui verser à titre de commission pour sa collecte ; ainsi chacun des titulaires de Livret A rapportera, sans le savoir, 13 € à sa banque !
  • 2,6 milliards d’euros, ce sont les dépôts sur les livrets A dont va librement désormais disposer le CA, puisqu’il conserve 30 % de la collecte et ne ristourne à la Caisse des Dépôts et Consignations que 70 % des 8 milliards d’euros collectés au 15 avril 2009. Voilà de quoi compléter l’emprunt annoncés en février dernier pour 1,5 milliards d’euros de « covered bonds » à 4,5 % !

Et la preuve en est que le CA vise ce pactole : Il n’a pas saisi la police des banques, la Commission Bancaire, pour faire sanctionner la CE. Non ! Il s’est adressé aux tribunaux de commerce, pour obtenir réparation. Et sans nul doute y ont contribué ses clients qui demeuraient sans information quant à l’inexécution des transferts et qui finissaient par mettre en cause et le silence et l’inertie du CA.

samedi, 11 avril 2009

Ces employés de banques qui témoignent ...


Coincés entre les clients qui se rebiffent et le management qui leur impose les politiques commerciales qu'ils doivent appliquer, ils viennent à se rapprocher de l'Afub et à témoigner :



"Je suis âgé de 34 ans, je travaille en banque depuis 1996 : guichetier, conseiller particulier, conseiller professionnel et maintenant Directeur de Clientèle Professionnelle, je me suis formé au sein de la banque puisque j'ai obtenu l'ITB voilà quelques années. J'ai travaillé pour trois réseaux (...). Je l'avoue je suis un peu écœuré de cette immoralité si importante dans le secteur bancaire. Aussi je vous propose mon appui pour venir en aide à des usagers de la banque. N'hésitez pas à faire appel à mes services. Afin que vous puissiez connaître un peu qui je suis, je vous joints un CV."
Bruno.


"Pour information, je travaille en banque et depuis un certain temps maintenant, j'essaie, à mon niveau, de combattre le système de l'intérieur. Le PNB (seules lettres qu'on en bouche les cadres de direction) ayant priorité sur toute autre approche, les banques pratiquent une tarification de plus en plus excessive et notamment auprès de leur clientèle la plus vulnérable qui n'ose pas se défendre ("tarification punitive"). Vous comprendrez aisément la situation délicate dans laquelle, en tant que salarié, je me trouve sans pour autant accepter tout et n'importe quoi."
Gilles.


''Je suis actuellement en poste dans un grand groupe bancaire national. N'étant plus en phase avec la politique de ma société et n'acceptant plus la façon de travailler aujourd'hui dans une banque, je souhaite intégrer votre association pour vous apporter mes qualités et compétences dans le domaine bancaire. Je me rends compte après 5,5 ans environ que mon rôle n'est plus tant de vendre tel ou tel contrat à des clients mais de les aider dans leur quotidien. Le soutien aux clients n'étant plus aujourd'hui la priorité de nos enseignes, bien au contraire l'objectif est de générer du PNB à tout va. Mon rôle au sein de mon entreprise n'est plus adapté, c'est pourquoi je suis désireux de contribuer à l'aide et au soutien aux clients.''
Christophe.


''En qualité d'ancien salarié d'une banque, je peux, si vous le souhaitez, apporter un témoignage auprès de votre association sur ces pratiques peu scrupuleuses".
Michel.


"Je suis employé de banque, je devrais plutôt dire commercial et je suis entièrement d'accord que la commercialisation est faite auprès des clients en vente forcée. Les enjeux économiques pour la banque sont très juteux (plus de 5 € de commission par ordre passé) et c'est pour cette raison que les banques ont appelé tous leurs clients, boursicoteurs ou non. La pression dans les agences a été énorme et mal ressentie par bon nombre de collègues : quand est-ce que ces politiques commerciales seront-elles attaquées pour défaut de conseil ??? Plus on va dans le temps et plus les dérives sont nombreuses..... C'est décevant et méprisant d'être appelé "Conseiller" sur sa fiche de paie et de n'être en fait qu'un vendeur qui ne doit pas avoir d'état d'âme''.
Pierre.

dimanche, 22 mars 2009

Paradis Fiscaux : Les banques françaises en 1ère ligne !

BNP-Paribas, Crédit Agricole, Banques Populaires et Société Générale, à elles seules, abritent 455 filiales dans des paradis fiscaux !

Et la Banque postale, avec une unique filiale « off shore », de paraitre bien vertueuse (*) ...

Le but le plus évident de ces pratiques « off shore » : Certes, faire échapper en France à l’impôt les bénéfices réalisés à l’étranger. Mais c’est aussi la volonté de mettre certaines activités hautement spéculatives hors de tout contrôle réglementaire que supposent la législation nationale et son application en France, un peu à la méthode Madoff. Et c’est aussi parfois le souci d’assurer à certains clients la plus grande discrétion quand il s’agit, pour eux, de rémunérer en liquide certains collaborateurs…

C’est dire qu’en France ce sont les banques qui sont les 1ères visées par les grandes manœuvres du G 20 : sur les 50 paradis fiscaux recensés, près d’un quart se sont déjà engagés à une transparence et à une coopération avec les Etats qui solliciteraient des infos bancaires sur un de leurs contribuables ! Mais attention : ces réponses seront au cas pas cas et excluent toute demande générale avec une communication automatique ! Pourtant le scandale UBS en avait illustré la nécessité pour les autorités US qui voulait en savoir plus quant aux comptes suisses de 52000 clients américains de la filiale new yorkaise de toute banque.

Et si, face aux parangons de vertus financières que se veulent les acteurs bancaires, les Etats ont décidé de réagir, c’est qu’en ces temps difficiles, ces pratiques « off shore » contribuent à un manque à gagner important puisque elles concerneraient 7000 milliards € d’actifs financiers !

C’est dire l’enjeu de la mission impartie par le G20 à l’OCDE : recenser les états qui ne s’engageraient pas à une transparence et à collaborer. Gageons que la menace d’être inscrit sur une « liste noire » convaincra la majorité des pays.

Mais la chasse aux sorcières n’est elle pas vouée à être superficielle et sans fin, en faisant naître la vocation de paradis fiscal chez de nouveaux Etats en mal de ressources !

En fait, ce risque et cette limite éclairent la faiblesse de la manœuvre : Plutôt que de viser les pays d’accueil en les mettant à l’index, ne serait-il pas plus efficient de cerner les flux financiers qui les alimentent, en agissant à la source…

Mercator, mars 2009.

A la mémoire de Jean Cosson.

(*) Sources : alternatives économiques – mars 2009.

Le salon de l’immobilier, ce 19 mars 2009 :

Les tribulations d’un visiteur ...

Aucune table ronde, aucune conférence consacrée aux financements de l’immobilier ! Et pourtant les acteurs bancaires étaient tous bien là. Et je n’ai pas pu résister à la tentation de leur rendre visite.

Sûr que le plus grand, le plus beau et lumineux, c’est BNP-Paribas Immobilier. Entendons-nous, je parle de son stand !

Le plus hallucinant, je le dois à la Caisse d’Epargne : des conseillers ? Peut-être, mais moi je dirai plus tôt des « démonstratrices » ou des « hôtesses ». Et le tirage au sort fleurait bon le merchandising de supermarché, avec la suspicion de constituer ainsi un listing de candidats à l’emprunt, de quoi nourrir des relances commerciales.

Celui qui m’a le plus impressionnée, c’est le Crédit Mutuel, avec son conseiller : concret, précis, technique avec une approche très adaptée à ma situation. Vous habitez le 92 ? Là, c’est intéressant car si vous avez un enfant vous doublez votre PTZ … Mais, en fait, ne chercherait-il pas à se caser : je suis célibataire et nullement maman, pour le moment !

Pas mal, le Crédit Lyonnais : belles plantes vertes, canapés à l’apparence confortable. Mais où sont passé « les conseillers » ? Je les ai cherchés, en vain.

Certes, ce n’était pas eux qui faisaient défaut à la Banque Postale ou au Crédit Agricole. Mais pour ce dernier qui occupait tellement de place, un conseil : revoir la déco et le style. Et pour vous en persuader, je vous renvoie à comparer avec les autres de vos concurrents !

Bref, un peu rassurée au terme de cette visite avec ce constat : pas de démarche agressive, enjôleuse ou vantarde. Plutôt des professionnel mettant en garde et attentifs à adapter leurs propositions à ma situation. Avec des taux autour de 4, 7 % et une durée maxi des prêts : 25 ans.

Et les crédits relais ? non, non, non ! Je vous le dis : C’est trop dangereux …

En fait ce qui manquait ce jeudi, ce n’était pas tant les animateurs dans les stands que le public : les usagers n’étaient pas au rendez-vous et les travées étaient bien clairsemées. Du moins ce jour là.

Jacadi, 22 mars 2009.

mardi, 22 juillet 2008

L'AFUB vue de Chine…

J'enseigne les arts martiaux.

Plus précisément je suis maître de "Fleur de Prunier".

Mais ce n'est pas ce qui m'a conduit à l'AFUB même si toutes les qualités ainsi acquises m'ont été souvent très utiles, voir indispensables au sein du service juridique de l'association.

Car je suis avocat, en Chine.

Et j'achève en France ma formation.

C'est ainsi que j'ai intégré le corps des jurisconsultes volontaires. J'avais pris connaissance des jurisprudences éditées par l'AFUB sur son site  et l'un des professeurs, en amphi, avait fait référence à l'association.

Mais je ne croyais pas rencontrer une telle exigence technique.

Et moi qui cherchais une expérience de terrain, je ne suis pas déçu!

 

Des permanences…

 

Les permanences téléphoniques m'en fournirent immédiatement l'occasion. Presque une gageure de répondre en 10-15 minutes!

 

Savoir aller à l'essentiel et surtout, pour cela, apprendre à conduire l'usager à ne pas "raconter sa vie" et son cheminement sans efficacité quant à l'audit juridique. Pas facile d'abréger et d'interrompre ce correspondant qui cherche autant une écoute qu'une info juridique.

Ceci est tout particulièrement vrai pour ces client de banque qui invoquent leur ancienneté dans l'établissement, leur fidélité à celui-ci: subissant des rejets de chèques, de prélèvements, ou encore victime de fraude aux cartes bancaires, ils disent leur incompréhension face au silence ou à l'inertie ou à la morgue bancaire. Ils sont traumatisés, écorchés, déstabilisés.

Et quand ils s'adressent à nous, c'est moins pour savoir comment agir que pour témoigner, pour raconter leur amertume, pour aussi qu'on leur redonne confiance.

Et le droit en est un moyen!

 

Savoir aussi être concret, en évitant d'enliser l'usager dans la théorie juridique. C'est pas aisé quand on connaît le droit et que mon penchant naturel est alors de l'exposer et de le détailler.

 

Et parfois, la banque fait subir à son client une situation tellement ubuesque ou inextricable, que je séchais et devais en appeler à un "plus ancien" et à son expérience.

Tel était le cas en particulier en matière d'endettement, que cela soit celui des entreprises ou des particuliers. Car il faut une réelle expérience pratique pour élaborer alors une stratégie qui réponde tant aux possibilités juridiques qu'aux besoins et préoccupations concrètes des intéressés.

L'expérience téléphonique m'a tellement "éreinté" que je n'ai pas tardé à émigrer vers le groupe des "rédacteurs" que j'ai rejoint.

 

et la rédaction...

 

            Les jurisconsultes se voient soumettre des dossiers susceptibles d'être conduits en justice, ceci par l'intermédiaire d'avocats. C'est la sécurité des moyens de paiement dans laquelle je n'ai pas tardé à m'investir. Puis ultérieurement j'ai été appelé à m'intéresser aux calculs truqués des crédits, conso et immo.

 

            Là, on est loin de l'isolat des permanences téléphoniques; on est loin aussi de la tension liée à l'immédiateté des réponses exigée par le contact téléphonique.

Le technicien du droit s'appuie en effet sur des milliers de fiches manuscrites qui analysent les arrêts de la Cour de Cassation; à notre disposition, il y a aussi cette impressionnante bibliothèque, notamment avec près de 40 ans de "Recueil Dalloz" et de "Semaine Juridique". Quelle  collection!

Il faut dire que ce renfort documentaire est indispensable car, bien souvent, les questions soumises sont aux avant-poste de la pensée juridique et de la problématique sociale et c'est sans doute ici la raison de l'engagement personnel des rédacteurs volontaires au sein du service juridique.

 

Car le juriste est parfois un véritable franc-tireur du droit, à promouvoir alors des interprétations juridiques novatrices sans qu'existe une jurisprudence antérieure pour sécuriser la démarche.

Et je l'ai expérimenté moi-même au sujet des faux virements et de la responsabilité de la banque pour ne pas avoir vérifié l'endos de procuration. De même au sujet de l'obligation de mise en garde en matière d'assurance perte d'emploi. Et quel n'a pas été mon plaisir quand j'ai été appelé é participer à des "procédures sur renvoi" après cassation !

 

En trois mois, plus qu'un "campagnonage", c'est une véritable amitié qui s'est nouée avec les autres intervenants, et pas seulement avec les juristes. Comme une grande famille pour faire vivre l'AFUB, et  autant de "miracle permanents", ainsi que Serge Maître aime à le qualifier.

 

TIEN MIN

 

Juillet 2008

vendredi, 18 juillet 2008

le Livret A distribué par les banques

                   Grandes manœuvre

                   et occasion manquée !

                   Une réforme de façade…

 

 

Une  concurrence

En trompe l’œil…

 

                        La liberté de la concurrence invoquée par Bruxelles pour exiger la banalisation du Livret A apparait comme un leurre grossier :

Comment supposer que, au terme de cette liberté, les banques puissent créer de nouveaux Livrets, alors même que 44 millions d’entre eux sont déjà ouverts à la Poste et à la Caisse d’Epargne, couvrant ainsi pratiquement l’ensemble du marché !

En fait les ouvertures dans le secteur bancaire se feront par transfert à partir des CE/Banque Postale. Or envisager de tels transferts postule une mobilité des épargnants que la réalité dément !
Et ce constat renvoie aux oubliettes la crainte que les banques viennent à instrumentaliser les Livrets A  et s’en servent pour attirer les épargnants et, ensuite, les détourner vers des « produits-maison ».

Les grandes manœuvres !

 

En réalité, les grandes manœuvres, ce sont surtout celles engagées au sujet de la rémunération versée par l’Etat aux établissements pour la collecte de l’épargne. Alors que jusqu’à présent il en coutait à l’Etat entre 1.3% (la poste) et 1% (CE), soit un pactole de 1.5 milliard d’euros , aujourd’hui, les pouvoirs publics entendent réduire cette facture à 0.6%, quitte à laisser disponible aux banques une partie des Livrets A, jusqu’alors destinés dans leur intégralité au logement social et à son financement. Et Christine Lagarde a réussi, puisque, sous couvert de négocier avec le secteur bancaire, elle a obtenu du parlement un blanc-seing  pout définir tant le commissionnement que la partition des fonds.

Bref, encore un marchandage obscur, dont l’opacité contribuera à renforcer l’intrication de l’Etat et du secteur bancaire et la compréhension mutuelle de leurs intérêts réciproques et bien pensés…

 

Une occasion manquée et reportée.

 

La banalisation du livret eût du être l’occasion d’une réforme fondamentale, celle de l’épargne réglementée défiscalisée.

 


Car le constat est évident :

 

- le livret A est présenté comme l’instrument de l’épargne populaire alors même que 6% de ses titulaires détiennent 43% de ses encours ; 70% des détenteurs ont moins de 700 euros !

 

- le PEL – Plan Epargne logement, a pour vocation de faciliter l’accès au prêt immobilier alors même que seulement 10% des titulaires sollicitent un crédit !

 

 C’est dire que l’épargne de précaution tend à s’investir dans des produits dont elle détourne la finalité, faute d’un emploi plus adapté  à ses besoins.

Cette situation révèle l’archaïsme d’une réglementation actuelle issue des opportunités historiques.

 

Un tel constat justifie de la nécessitée d’une réforme tant pour préserver le caractère des structures actuelles, populaire et immobilière, que pour organiser l’accueil que recherche l’épargne de précaution dont la vocation est ni populaire ni immobilière.
Et ce serait l’opportunité de renforcer le financement du logement social, tout ou  partie de ces fonds pouvant y être dédiés…

 

Sans nul doute une telle réforme suppose-t-elle ambition et courage.
Des qualités étrangères à la politique de boutiquière menée par Christine Lagarde.

La preuve ? Le délai de quinzaine que le gouvernement n’a pas entendu supprimer.
Pourtant il spolie 30 millions d’épargnants qui utilisent les livrets A comme de tirelires avec des dépôts et retrait régulier :

Les intérêts ne courent qu’à compter, selon le cas, du 1er jour ou du 15e jour de chaque mois, suivant le dépôt (article R 221-5 CMF). Et les retraits prennent effet à compter des 1er ou 15e jour précédent ; c’est ainsi que l’usager qui sait n’avoir besoin d’une partie de son salaire  qu’à compter du 19 suivant et   le dépose donc sur son livret A le 2 du mois, les intérêts ne courent qu’à partir du 15 suivant ; et quand il effectue le retrait, le 19, celui-ci annule les intérêts qui avaient pourtant commencé à été décomptés. . .

A l’ère de l’informatique comment justifier ce délai de quinzaine, hérité du traitement manuel et des manches en lustrine, alors même que le livret A est aujourd’hui dématérialisé et que le traditionnel carnet rouge a fait place a une carte magnétique…

 

vendredi, 27 juin 2008

La Caisse d'Epargne, entendra-t-elle ses clients ?


La Caisse d’Epargne
et ses pratiques de flibustiers…


- Condamnée ce 5 juin 2008 par l’AMF - Autorité des Marchés Financiers – à 960 000€ d’amende pour avoir vendu à des épargnants profanes des « TSR » en violant les règles du CMF (art. 533-4 4°),*

- Condamnée par la Cour de Cassation pour avoir vendu à une épargnante des parts « Ecureuil Europe » sur la foi d’une publicité incohérente et « sans mentionner les caractéristiques les moins favorables et les risques inhérents, corollaire des avantages énoncés »,**

Qu’attend donc la Caisse d’Epargne pour proposer aux victimes une indemnisation ? Faut-il une guérilla judiciaire ?

Par son inertie et son silence, la Caisse d’Epargne ferait l’aveu de sa volonté de tromper les épargnants. Ne confirmerait-elle pas ainsi son mépris du droit et de ses clients ; elle démontrait aussi qu’elle intégre dans sa démarche le risque judiciaire qu’elle minore en spéculant sur le faible nombre d’usagers agissant devant les tribunaux.

C’est pourquoi l’AFUB appelle les clients spoliés à se mobiliser.

jeudi, 26 juin 2008

Mon stage à l'AFUB...

Ce vendredi s’achève mon stage à l’AFUB, il a duré trois semaines.

J’ai 15 ans et suis lycéen à Vauréal, en classe de seconde. Je voulais découvrir le monde associatif car dans notre société marchande, ça m’a toujours paru étrange qu’existent des organismes sans but lucratif.

Et, là j’ai été « servi » !

Arrivé tous les matins à 9h, après une heure et demi de transport, ils étaient rares les soirs où je ne repartais pas avant 19h !

Pas possible de sortir avant, quand on touche au déroulement de l’actualité, quand on est entouré d’activistes enthousiastes et qui donnent sans compter, quand on constate la multitude de tous ceux qui s’adressent à l’association, un peu comme on se saisit d’une bouée de sauvetage. Et lorsque je quittais, c’était pour moi comme un remord, un étrange sentiment d’abandonner ceux qui continuaient à agir. Pas facile pour moi car c’était la première fois que je ressentais ça.

Dire que j’ai des copains qui se sont ennuyés dans leurs stages, à jouer les vendeurs dans les magasins ou encore à faire des photocopies. Moi, de témoin, je suis immédiatement passé au rôle d’acteur.

S’agissait de remplacer un bénévole absent, ceci pour saisir sur ordinateur des centaines de souscripteurs Doubl’O, impatients, qui attendaient les suites de leur plaintes ! Le logiciel est top, mais faut encore taper au clavier et déchiffrer des adresses parfois illisibles !

Un peu plus tard, me voila chargé des relations fournisseur : 3000 enveloppes en commande, qui n’arrivaient toujours pas… Et la live box qui lâche ! J’ai du passer trois heures au téléphone pour revenir à la normale. Heureusement qu’ils ont un autre fournisseur d’accès avec une autre connexion Adsl de secours. Le tout dans une ambiance de fourmilière, où chacun vient faire sa tache et puis repart : ça donne du rythme, sûr. Moi, j’en ai eu un peu le tournis :

Pas le temps de faire connaissance ou bien de discuter. En permanence, une certaine pression, voire une tension. Comme une fièvre. Sans doute est-ce du à l’action elle même mais ça tient aussi au passage des bénévoles qui se succèdent toute la journée, pour une, deux ou trois heures de travail.

Et puis les juristes, c’est pas des rigolos : à taper sur leurs claviers, entourés de codes et de bouquins, ça donne le ton. Et ça monte d’un cran quand ils tiennent les permanences téléphoniques, à vouloir toujours aller vite pour répondre au plus grand nombre.
Plus humains, ce sont les informaticiens et le statisticien qui n’hésitaient pas à m’expliquer ce qu’ils faisaient et comment ils procédaient. Je n’oublierais pas non plus ce monsieur, comptable de profession qui travaille à coté et vient tous les jours, pendant sa pause déjeuner, pour des contrôles bancaires. Pas plus que cette dame qui s’occupe des bordereaux de chèques et apporte chaque semaine, gâteaux ou chocolats. Fort gentille et pourtant elle était prof de lettre à la fac ! Je n’imaginais pas qu’on pouvait être ainsi.

Et puis il y avait tous les volontaires auxquels j’ai parlé au téléphone et que je ne voyais jamais, notamment Jacques, le webmaster, qui ne m’en a pas trop voulu d’avoir modifié les codes d’accès au site, bien involontairement d’ailleurs. Il est resté très calme, alors que, moi je ne savais plus où me mettre.

Il y a comme un virus à l’AFUB,
celui d’être utile. Et voilà comment j’ai été conduit à créer le blog. J’avais entendu qu’ils regrettaient de ne pas en avoir mais pas facile de répondre à toutes les exigences de l’équipe car s ‘agissait de faire un « vrai » blog professionnel et pas un travail d’amateur. Et maintenant, pourquoi pas préparer un « forum »… heureusement, ce sont les vacances !

En fait, dans ces trois semaines, ce qui m’a le plus choqué, c’est le décalage entre la masse des usagers qui dénoncent l’attitude des banques et le très faible nombre d’entre eux qui proposent un coup de main. Pourquoi c’est rmistes ne donnent-ils pas suite lorsqu’on leur demande de venir coller des timbres plutôt que de payer une cotisation de 10 € … Et les retraités qui pleurent sur leur épargne et ne participe pas !

A ce sujet j’ai souvent entendu Serge Maître se référer à un livre, « les raisins de la colère », d’un auteur U.S. Faudrait que je le lise…

Le 26 juin 2008.