AFUB blog, le carnet de route de l'afub et de ses volontaires...

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mardi, 31 janvier 2012

Crédit conso: crise

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L'actualité de l'AFUB en janvier sur France Info

  • L'épargne en crise : le compte rémunéré, une solution ? 
  • Fiché à la Banque de France : que faire ? 
  • Jamais de problème et pourtant mon compte est clôturé !
  • Mon Perp, puis-je le casser ?

mardi, 15 novembre 2011

Actualités bancaires européennes

La France est en retard et pas qu’un peu :

Depuis le 30 avril 2011, elle aurait du transposer la directive « Monnaie électronique » ! Et que le gouvernement ne dise pas qu’il a été pris de court : la directive date du 16 septembre 2009. C’est vrai que le « porte-monnaie électronique » représente peu de chose, seulement 0,08 % de la monnaie scripturale et l’on se souvient de Monéo, au début demi succès et aujourd’hui véritable échec condamné à être un « produit de niche ». Ne faut-il pas voir là une raison de l’inertie française ? Du moins on constatera que la France n’est pas la seule à trainer les pieds car on compte une dizaine d’autres Etats dans le même cas. En fait, dans un pays où le taux de bancarisation est des plus importants, la monnaie électronique ne parait nullement comme une innovation révolutionnaire…

Directive 2009/110/CE du 16 septembre 2009

Les crédits baissent-ils ? Entre fantasmes bancaires et réalités statistiques !

La main sur le cœur, car il existe un cœur de banquier, les banques le jurent et en font serment : Ils ne réduisent pas le crédit et ne limiteront pas l’accès aux prêts.

Qu’en est-il ?

Entre mensonge et réalité ! Car la réalité est contrastée, ainsi que le révèlent les statistiques de la Banque de France sur ces derniers mois (avril-septembre) au sujet des crédits nouveaux.

-pour les particuliers : - 12.1 milliards d’Euros, une vraie régression !

-pour les entreprises : + 11 milliards d’Euros !

Mais est-ce vraiment une embellie du crédit au soutien de l’économie ? On peut en douter car à y regarder de plus près, on constate que cet accroissement ne vise que les crédits à court terme, ceux de moins d’un an qui passent de 156 à 167,90 milliards. Il s’agit des concours liés aux avances de trésorerie et à la mobilisation des créances. Or, ce qui nourrit l’économie et les entreprises, donc la croissance, ce sont les crédits à plus long terme, ceux qui financent les investissements. Là, catastrophe ! Il y a régression : sur les 6 derniers mois, on passe de 79 à 78 milliards et la tendance sur un an est encore plus illustrative : une vraie régression: - 2,6 milliards.

La banque au soutien de l’économie ? Pas évident donc…

jeudi, 20 octobre 2011

Une recommandation de l’ACP pour le traitement des réclamations ?

On savait que les services réclamations et autres départements clientèle sont trop souvent loin de répondre de manière cohérente ou adaptée à la démarche du client qui se plaint.

Il y a là une impuissance qui contribue à aggraver les mécontentements, voire à être anxiogène ; et surtout une telle situation conduit même de plus en plus les usagers à s’adresser aux tribunaux.

C’est dire que le projet, élaboré par l’ACP, d’une recommandation à ce sujet retient la plus grande attention, d’autant que le projet traduit une logique nouvelle de la part de ce régulateur, celle d’un guide pédagogique et méthodologique à l’adresse des banques et assurances incapables d’assurer le suivi de la relation client et d’assumer la RCM chère aux anglo-saxons.

Cette approche rejoint la préoccupation de l’AFUB qui a toujours cru qu’un des modes alternatifs de règlement des conflits passait par l’autocontrôle des professionnels et son optimalisation. A cet égard, dès 1991, des négociations avaient été engagées entre notre organisation et le Crédit Lyonnais en la personne de Monsieur CESBRON alors responsable clientèle national. Négociation qui avait conduit à un engagement concret de cet établissement. De même avait été conduite une concertation avec le Crédit Agricole d’Ile de France dans une même perspective.

Mais, pas d’illusion : Ce n’est pas de sa propre initiative que le régulateur intervient. Même pas pour donner le change à l’enquête de la Cour de Comptes. Non, l’ACP intervient en suite de la recommandation européenne du 12 mai 2010 !

Et, ce projet de nous laisser sur notre fin :

En effet, comment l’ACP entend-elle s’assurer de l’application de la recommandation par les professionnels ? Comment entend-elle « vérifier et contrôler » la mise en œuvre des directives et procédures qu’emporterait cette recommandation ?

Sans un réel contrôle, cette recommandation se réduirait à un catalogue de beaux principes qui ne séduira que l’ACP mais ne convaincra pas les consommateurs financiers.

Le passé et son expérience montre qu’en ce cas, cela se réduit à coquecigrue et billevesée.

Pécresse, chez JJ Bourdin: édifiant !

Séparer les activités bancaires pour protéger et sécuriser la banque de détail ?

Certainement pas, selon Mme Pécresse, interrogée par Jean-Jacques BOURDIN sur RMC INFO ce lundi 17 octobre 2011. L’argumentation ?

1) « Ce n’est pas une solution miracle et la faillite de Lehman-Brothers, banque d’investissement, n’a pas empêché la faillite de certains établissements de dépôt… »

Dites, Madame la porte-parole, vous confondez : la faillite des banques de dépôt n’a rien à voir avec la déconfiture de Lehman-Brothers. Ignoreriez-vous que ce ne sont pas les mêmes causes qui ont conduit à ces difficultés respectives ?

2) « Et il faut que les banques aient les moyens d’intervenir sur les marchés ! » Voilà un aveu, sans fard ni masque, celui que la banque de détail, cette banque de tous les jours, est la vache à lait pour financer les aventures spéculatives sur les marchés…

Conclusion : Rendons grâce à Mme Pécresse : elle n’a pas repris le mensonge d’Etat selon lequel « sauver les banques, c’est sauver le crédit », pour tout réitéré à Berlin, la semaine dernière, par Nicolas Sarkozy. Mais pense-t-elle aux usagers dont les comptes sont pris en otage par les activités spéculatives bancaires ? Que fait-elle de leur protection ?

dimanche, 14 août 2011

Le fichier positif et la consultation ministérielle...‏

Démocratie en trompe-l’œil à Bercy

ou ultime manœuvre autour du « fichier positif » ?







Ce mardi, François Baroin annonçait à grande renfort de communication « ouvrir une consultation publique » sur le fichier positif appelé encore « registre national des crédits aux particuliers ».

Et d’affirmer que « l’ accès à cette consultation est disponible à tous à l’adresse :

www.economie... ».




Convaincus par cette envolée, mais pas convaincu du tout par ce projet de fichier, certains curieux ont cliqué sur le lien.

Et là, rien :

Seul le rapport remis au ministre est lisible.

Mais pas moyen d’exprimer son opinion,

contrairement à l’annonce ministérielle !




les petits malins affirmeront que « y a qu’à » ou « faut qu’à ».

Pas si sûr :

Il a fallu à l’AFUB plus de 5 heures, de nombreux appels téléphoniques et deux courriels dont le dernier tout-à-fait comminatoire

pour parvenir à se faire communiquer la bonne adresse :




hcp@dgtresor.gouv.fr




c’est là qu’il faut aller,

si on veut faire valoir son avis.




Mais une question :

En sera-t-il tenu compte ?

jeudi, 4 août 2011

Le fichier positif: disproportionné et sans efficacité réelle...

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L'euro et la crise: au risque des usagers...

C'était ce 22 juillet 2011 sur France Inter,

Un débat du "téléphone sonne" avec l'AFUB.

http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-de-denis-astagneau-la-crise-en-europe-quelles-consequences-pour-votre-po

Le surendettement, la faute aux revenus insuffisants !

Du crédit pour remplir le chariot

mercredi, 20 juillet 2011

L'ACP et sa nouvelle mission consumériste: impuissance ?

Mais que fait l’ACP ?
Mais que fait l’Autorité de contrôle ?

La jurisprudence l’illustre : nombre d’établissements violent la loi, la détournent ou l’ignorent et le site de l’AFUB avec plus de 800 décisions de justice l’illustre, tout comme les arrêts rendus chaque jour en ces domaines par la Cour de Cassation. Les sujets ne manquent pas, notamment : - Le TEG – Taux Effectif Global, avec son omission ou ses trucages. Et il est plus de 12 millions de prêts ! - Les dates ou délais de valeurs, susceptibles de viser 60 millions de comptes et spolient les clients en organisant une rémunération occulte. - Les commissions d’intervention, reconnues illicites depuis 2008 et pourtant, toujours taxées aux clients ! Voilà des matières où le législateur est intervenu et où la Cour Suprême a consacré l’application de la Loi. Et pourtant un constat s’impose : ces banques demeurent sourdes au rappel à l’ordre par la justice et leurs pratiques opposent à la légalité une véritable résistance, en se dispensant d’intégrer la norme juridique. Ainsi nombre de ces professionnels, qui pourtant se veulent des parangons de vertus sociales, perdurent en une véritable déviance. Et à cet égard, quelle banque peut-elle justifier d’avoir modifié ses procédures notamment informatiques en suite d’une condamnation à son encontre ? Cette situation met en évidence l’insuffisance de la sanction judiciaire civile et du recours individuel. Elle révèle l’absence de tout effet pédagogique à l’égard des professionnels qui continuent de bafouer la Loi.

Mais que fait l’ACP - Autorité de Contrôle Prudentiel ?
Mais qu’attend l’Autorité de Contrôle Prudentiel ?

N’a-t-elle pas mission de : « veiller au respect (par les banques) des règles destinées à assurer la protection de leur clientèle, résultant notamment de toute disposition législative réglementaire (…) ainsi qu’à l’adéquation des moyens et procédures qu’elles mettent en œuvre à cet effet » ? article L612-1-II Code monétaire et financier

mardi, 28 juin 2011

Date de valeur : Qu’attendent HSBC et l’ACP ?

La Cour de Cassation condamne les dates de valeur pratiquées par HSBC :

. HSBC entendra-t-elle la loi ?

. Que fait l’ACP (Autorité de contrôle prudentiel) ?

Après le rappel à l’ordre que lui adresse la Cour de Cassation en son arrêt du 31 mai 2011, HSBC entendra-t-elle le droit de la République et procédera-t-elle aux modifications techniques afin de mettre un terme à sa pratique des délais de valeur et à sa déviance financière ?

L’AFUB s’alarme du silence persistant de cet établissement et craint y voir la volonté manifeste de continuer sa pratique illicite, ceci au détriment de tous ses clients.

Faut-il observer, à cet égard, que le principe posé par l’arrêt de ce 31 mai a déjà été affirmé à maintes reprises depuis 1994 par la Cour de Cassation et que les banques ne sauraient prétendre le découvrir seulement en 2011 !

Et l’AFUB d’en appeler à l’ACP, le gendarme des banques, dont la mission, définie par la loi, est de « veiller au respect des règles destinées à assurer la protection des clients » (code monétaire et financier, article L 612-1-II).

L’AFUB ne peut que dénoncer l’inertie de cette institution à intervenir.

Cette suspicion est d’ailleurs relayée par l’enquête de la Cour des Comptes menée à l’initiative de l’Assemblée Nationale et de la Commission des Finances :

QUE FAIT DONC L’ACP ?

Qu’attend l’ACP pour mettre un terme à cette pratique qui, chaque année, rapporterait aux banques près de 3 milliards d’euros ?

mardi, 3 mai 2011

Crédits immobiliers : au péril de l’économie ?

Par sa mise en garde, le Gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, dénonce la faiblesse des marges bancaires en matière de crédit immobilier, face à une remontée des taux d’intérêt.

En fait, il vient à mettre en évidence le danger que fait courir à l’économie financière la pratique bancaire actuelle : pour les prêts qu’ils consentent à taux fixe pour une durée moyenne de 18 ans, les prêteurs se refinancent non point en empruntant eux-mêmes pour une durée équivalente et à taux fixe. Non, ils se procurent les ressources nécessaires en empruntant à taux variables, ceci notamment pour optimaliser leurs projets. C’est dire que la remontée des taux qui se dessine emporte un risque financier majeur, celui d’une érosion des marges …

L’AFUB s’étonne que, par son intervention le Gouverneur de la Banque de France s’émeut des dangers d’une situation sans appeler ses acteurs à modifier des pratiques financières peu orthodoxes. Monsieur Noyer entendrait-il oublier que les banques ont, depuis 3 ans, reconstitué leurs marges commerciales en ne répercutant que très partiellement sur les taux à la clientèle la baisse du coût de leur refinancement ?

Une telle situation conduit à mettre en cause les « stress tests » et la fragilité de leurs résultats : le risque dénoncé par Christian Noyer implique en effet un véritable risque systémique …

vendredi, 29 avril 2011

Les banques, au soutien de l’économie ?

A l’envie et pour justifier de leur bonne volonté, les établissements bancaires martèlent leur message qui frise l’intox ou la désinformation car la réalité est bien différente : en 2011, les prêts aux entreprises sont encore à -20 % de ce qu’ils étaient en 2008 !

Et la Banque de France le confirme :

les crédits nouveaux cumulés sur 12 mois et exprimés en milliard d’euros s’élevaient en 2008 à 301 milliards (février), régressaient en 2009 à 286 milliards (janvier) pour tomber en 2010 à 228 milliards (janvier). En janvier 2011, on comptait seulement 238 milliards d’euros :

Bien loin de reconstituer les financements bancaires indispensables aux entreprises !

C’est dire que le soutien aux entreprises dont se targuent les banques parait à tout le moins bien plus modeste voire insuffisant au regard des besoins de l'activité des TPE, PME et PMI…

-20 % sur 3 ans !

De quoi plomber toute reprise économique réelle.

jeudi, 7 avril 2011

Le Crédit Foncier et les taux variables : indemnisation, dernier acte…

15 millions d’euros
distribués aux 1772 victimes
d’ici juillet 2011 !

Ouf, Enfin …

14,25 millions d’euros seront d’ici juillet versés par le Crédit Foncier à 1772 de ses clients qui ont été trompés par des prêts à taux variable présentés comme étant sécurisés et qui, en fait, ne l’étaient pas.

Cette indemnisation est une première et même une grande première :

Elle est l’aboutissement d’une négociation collective et de la mise en œuvre de l’accord signé en novembre 2009 par le professionnel et par les représentants des consommateurs, l’AFUB et UFC. C’est au Comité d’évaluation animé exclusivement par les représentants des usagers qu’est revenue la mission de déterminer, en toute indépendance, la réparation à attribuer à chacune des victimes, après consultation. Plus d’une année a été nécessaire pour cela.

Le processus inspirera-t-il d’autres établissements ?

Cette indemnisation illustre qu’il est d’autres alternatives pour régler un conflit, ceci même en dehors de toute « action collective » ou « class action ».

Cette expérience inspirera-t-elle d’autres établissements ? L’Afub formule le vœu pour que ces professionnels de la banque, de l’épargne et du crédit s’en inspirent pour une autre gestion des conflits collectifs, au lieu d’opposer silence et refus opiniâtre qui contraignent leurs clients en des « guérillas » judiciaires épuisantes.



Alerte aux taux variables …

Alors que nombre de prêteurs proposent aujourd’hui à nouveau des crédits à taux variable, l’Afub puise dans l’expérience présente toute les raisons d’une mise en garde des emprunteurs immobilier à l égard d’une formule dont les dangers ne sont plus à démontrer : à une époque où les taux n’ont jamais été aussi bas, les chances d’une baisse sont inexistantes alors même que sont évidents les risques de subir à l’avenir une augmentation des taux … et donc une aggravation de l’endettement. Et l’Afub de déplorer la pusillanimité des initiatives gouvernementales à ce sujet, la loi du 3 janvier 2008 n’assurant aucune protection réaliste des emprunteurs à l’encontre de ces indexations inflationnistes qui se réfèrent à l’euribor.

Communiqué de presse - AFUB, le 5 avril 2011

Menace sur le système bancaire ?

Elles se refinancent à taux variable
mais prêtent à taux fixe :
les alarmes de la Banque de France.
un risque systémique ...
Lire ci-dessous l'article paru dans LA CROIX, le 30 mars 2011 avec interview de Serge Maître, Secrétaire Général de l'AFUB


"La Banque de France s’inquiète des taux d’intérêt trop bas des crédits immobiliers

Alors que s’ouvre jeudi 31 mars et jusqu’à dimanche 3 avril le Salon national de l’immobilier à Paris, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a mis en garde, mardi 29 mars, les banques françaises contre les taux d’intérêt trop bas qu’elles appliquent pour leurs prêts immobiliers

Pourquoi cette mise en garde intervient-elle ? Christian Noyer intervenait en marge de la présentation du rapport annuel de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), le régulateur des banques et des assurances, dont il est le président. Si le gouverneur de la Banque de France ne s’attend pas à des « problèmes particuliers » pour les établissements financiers, il a tenu cependant à souligner la « faiblesse des marges dans le crédit immobilier ».

Pour Christian Noyer, « les banques ne sont pas raisonnables dans la façon dont elles tarifent » ces crédits, dans la mesure où elles accordent surtout des prêts à taux fixe. Il faudrait donc qu’elles soient capables de faire face à un risque de remontée des taux qui amoindrirait alors de manière importante leurs marges.

Pour l’instant, le sujet ne devrait pas faire l’objet de mesures particulières, mais Christian Noyer n’exclut pas si nécessaire de « donner des orientations plus ou moins précises et impératives au secteur ».

Les banques sont-elles en danger du fait de ces taux ? Les taux moyens des crédits immobiliers ont atteint des niveaux historiquement bas. En novembre 2010, ils sont tombés à 3,22 %, le taux le plus faible depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En février 2011, ils se sont établis en moyenne à 3,53 % selon Crédit Logement.

Le crédit immobilier est traditionnellement un outil de conquête de clientèle pour les banques, ce qui en fait un marché extrêmement concurrentiel.

« Le problème, c’est que les banques prêtent en moyenne sur dix-sept ou dix-huit ans, note Serge Maître, président de l’Association française des usagers des banques (Afub), et la majorité de ces crédits sont à taux fixe. De l’autre côté, pour optimiser leurs marges, elles empruntent à taux variable. En cas de remontée des taux directeurs, ces banques verraient dangereusement s’affaiblir leurs marges et leur solidité financière. »

Selon Serge Maître, l’observation de Christian Noyer prouve que les fameux tests de résistance ne prennent pas en compte tous les risques.

Michel WAINTROP"

mercredi, 23 mars 2011

Une citation de Thomas Jefferson (1802)

"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières au combat. Si le peuple américain permet un jour que les banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leur enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"

lundi, 14 mars 2011

PEL : LES EMPRUNTEURS, OUBLIES DE LA REFORME ?

Interview de Serge Maître, in LaVieimmo.com, le 11 mars 2011

Serge Maître, secrétaire général de l'Association française des usagers de banque (Afub), revient pour LaVieimmo.com sur la réforme du Plan épargne-logement (PEL) du 1er mars dernier. En outre, ce produit est passé à un taux de rémunération de 2,5 %, sera ponctionné annuellement et a une durée de vie de quinze ans, sans quoi il devient un compte sur livret ordinaire. Mais pour cette association de protection des droits des usagers de banque, si le nouveau PEL est « une carotte pour les épargnants », c'est avant tout « une panne de réforme pour les emprunteurs ».

L'Afub déclarait en novembre dernier que l'Etat serait « le grand gagnant » de la réforme. Maintenez-vous cette analyse aujourd'hui ?

Serge Maître : Oui, les nouvelles dispositions applicables depuis le 1er mars « oublient » les emprunteurs. L'Etat est bien le seul gagnant, puisqu'il va percevoir les prélèvements sociaux annuellement, et non plus au bout de 10 ans comme auparavant. C'est à son seul bénéfice. Le PEL est devenu un produit d'épargne : 6 % des titulaires seulement l'utilisaient il y a deux ans pour un prêt immobilier, les autres le concevant avant tout comme un « super livret A ». C'est un phénomène que le gouvernement pérennise dans cette réforme, car on donne une « carotte » aux épargnants en adaptant la rémunération du plan au fil du temps, mais on délaisse une fois de plus les emprunteurs avec un taux défavorable.

Justement, le taux d'intérêt de l'emprunt immobilier est resté à 4,20 % …

Serge Maître : En effet, et c'est une erreur. Dans le secteur concurrentiel des banques, on propose des produits au taux de 4 % en ce moment. Ils sont donc plus tentants qu'un PEL ! Certes, les taux augmentent en ce moment, mais pourquoi attendre une remontée encore plus forte pour rendre le PEL intéressant ? Ce produit est devenu au fil du temps dissuasif pour les emprunteurs. Le seul petit avantage que l'on peut lui trouver réside dans son caractère d'« épargne forcée », car de facto les ménages s'obligent à mettre de petites sommes de côté, dans le but de se constituer un apport personnel.

La réforme a limité à 15 ans l'utilisation du PEL. Qu'en pensez-vous ?

Serge Maître : Cela a peu d'incidence sur les utilisateurs. Tout simplement car en pratique, et même si le PEL n'avait aucune limite de temps, les banquiers limitaient déjà son exercice. Ils pouvaient dans certains cas le tolérer jusqu'à 15 ans, mais c'était rare. La réforme n'a donc fait que prendre en considération la réalité d'une pratique bancaire généralisée.

Vous dites que les emprunteurs sont délaissés, mais peut-on dire que le logement l'est aussi ?

En effet, le logement est, in fine, oublié. En théorie, le PEL devait être un levier pour permettre l'accession immobilière. C'était sa vocation première, mais cela n'est plus le cas aujourd'hui. Le gouvernement a préféré s'axer davantage autour du PTZ+, qui n'est certes pas mauvais en soi. Mais, bien que Christine Lagarde souhaite que le PEL « soit plus populaire et plus attractif », la recommandation aux emprunteurs qui consiste à attendre que les taux remontent, ne peut faire illusion. Cela ne va pas dans le sens d'une politique rationnelle du logement.

mercredi, 9 mars 2011

L’usure et sa réforme : dernière ligne droite


Alors que la loi du 1er juillet 2010 a entrepris une réforme de l’usure, la mise en œuvre de celle-ci, vise à déterminer le plafond de l’usure non plus par de types de crédits mais par référence eu montant des crédits. Tel est l’objet d’un projet d’arrêté qui distingue les crédits selon 3 tranches, de 1 € à 3.000 € de 3.000€ à 6.000 € et supérieure à 6.000 €. Or une telle segmentation appelle de grandes réserves car elle est simplificatrice de la réalité en ne rendant pas compte de l’étendue de la tranche supérieure (1) et en ignorant la pratique des « crédits de faible montant » (2).

Ces réserves ont fait l’objet d’une intervention auprès de Bercy :

1. Sur la limite visant les crédits de plus de 6.000 €

Cette limite n’est pas adaptée à la loi du 1er juillet 2010 qui a porté à 75.000 € le plafond des crédits à la consommation.

En effet, déterminer un seul « taux » d’usure pour une tranche si étendue (de 6.000€ à 75.000€) ne permet pas de rendre compte de la réalité des pratiques de taux par les prêteurs, le calcul arithmétique d’une moyenne sur une telle base étendue ne pouvant qu’exprimer une moyenne théorique non représentative.

En outre, concevoir une « tranche » si large ne peut s’autoriser de l’homogénéité de l’objet des financements concernés puisque les montants de 6.000 € à 75.000 € couvrent les dépenses très hétérogènes, susceptibles de viser l’acquisition tant d’une cuisine - 6.000€ - que d’une voiture de luxe -75.000€ - voire des travaux immobiliers importants.

Enfin, l’usure ayant pour objet d’organiser une régulation que le marché est insusceptible de promouvoir par lui-même, l’absence d’un palier complémentaire adapté ne peut se justifier en se référant à une capacité d’auto régulation de ce marché à raison d’une concurrence qui serait plus effective au vu des montants en cause. Sauf à soutenir que l’usure est sans intérêt pour cette tranche.

L’Afub propose donc la création d’un palier complémentaire fixé à 16.000 €.

2. Sur le 1er palier visant les crédits inférieurs à 3.000 €

Cette détermination ne parait pas conforme au but invoqué par le projet qui vise à « offrir à des consommateurs (…) des crédits amortissables à des niveaux de taux plus faibles ». Or, en rappelant que la moitié des ménages gagne mensuellement moins de 1200 € et que le salaire médian s’élève à 1.550 €, le palier de 3.000 € ne reflète pas la capacité d’emprunt et la réalité des crédits accessibles à cette population.

Enfin, cette détermination méconnait aussi la pratique des professionnels qui, pour les « petits prêts » consentis aux consommateurs les plus vulnérables, tend à assimiler le plafond de l’usure à un « tarif d’autorité ». A cet égard et pour palier à un risque de majoration artificielle, il apparait nécessaire de fixer un palier complémentaire.

L’AFUB propose donc la création d’un palier complémentaire de 1550 €.

Conclusion :

L’AFUB exprime ses plus grandes réserves vis-à-vis d’une réforme qui est fondée sur l’affirmation d’un constat erroné : celui selon lequel, pour l’acquisition d’un bien, le crédit renouvelable, serait proposé par les professionnels à une population au détriment d’un prêt amortissable à raison d’un niveau de taux d’intérêt inspiré par le plafond d’usure.

Un tel substrat est erroné :

actuellement, le taux des crédits renouvelables ressort à 19,67 %. Il en va de même pour les crédits affectés à l’acquisition d’un bien et d’un montant supérieur à 1524 €. Quand le crédit est inférieur à ce plafond, le taux est de 21.31 %.

En fait, jusqu’à la réforme du 1er juillet 2010, ce qui a induit la distribution du crédit revolving sur le lieu de vente n’est donc pas une différence de rémunération de taux : c’est la durée d’amortissement qui pouvait conduire à être long, très long, contribuant à un « endettement permanent ».

En fait, les prêts personnels bénéficiant d’un taux bien moindre sont des crédits non affectés (usure : 7,7 %) et non pas les crédits d’acquisition de biens.

C’est dire que la réforme avec la présente détermination des paliers emporte plus de risques que de certitudes quant à l’effet sur le marché, pour les consommateurs.

lundi, 7 mars 2011

Microcredit: illusion ?

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