L' ditorial de l'AFUB

EDITO DU 11 février 2007

       

Tarification bancaire

et

"Pacte Présidentiel "

 

Réglementation illusoire

ou régulation durable ?

 

Le "Oui mais" de l’Afub …

 

L’AFUB note avec intérêt la volonté de Mme Ségolène Royal d’intervenir pour mettre un terme aux appétits tarifaires des banques et à l’inflation abusive dont sont victimes les usagers au quotidien.

Cette intervention illustre la crise tarifaire et l’impuissance des pouvoirs publics à remédier à une situation qui réduit le consommateur en un nouveau servage où les professionnels confondent clients et "vaches à lait".

Mais l’intervention étatique, pour réglementer les tarifs, ne saurait constituer à elle seule une solution pérenne et rationnelle. En effet, susceptible de limiter les abus tarifaires quant aux incidents de paiement et garantir l’accès gratuit et libre aux fonds déposés sur un compte, une règlementation autoritaire ne saurait suffire à assurer la régulation du marché bancaire et de ses innovations tarifaires actuelles car elles ne visent plus seulement les incidents mais taxent, trop souvent au mépris de la loi, les opérations usuelles du quotidien.

Par une proposition superficielle, Mme Ségolène Royal tourne le dos à toute véritable régulation durable du marché bancaire qu’exigent pourtant les dérives tarifaires. Car les abus actuels ne sont que la conséquence la plus visible d’une absence de toute réelle concurrence, ceci au détriment des consommateurs mais aussi plus généralement de l’économie nationale, ainsi que vient encore de le dénoncer la Commission Européenne.

L’assainissement des pratiques bancaires passe par une stimulation de la concurrence dans le secteur bancaire et c’est pourquoi l’AFUB propose aux candidats à l’élection présidentielle :

  1. l’instauration d’une autorité de régulation ,à l’instar de l’ARCEP dans les Télécoms, ceci pour assurer la mise en place réelle et concrète d’un véritable marché concurrentiel et plus transparent ;
  2.  la publication périodique d’un "panier bancaire de la ménagère", à l’instar de la publication trimestrielle des taux d’intérêts par la Banque de France . Nul n’ignore les conséquences concurrentielles entre professionnels qui en ont résulté quant à l’offre bancaire, notamment en matière de crédit immobilier et plus récemment pour les prêts à la consommation. Les relevés de prix doivent porter sur un échantillonnage des services les plus courants et seraient exprimés soit globalement, soit pour chaque banque dépositaire de plus de 100.000 comptes.

 

L’AFUB émet donc la crainte que, par une intervention séduisante mais sans efficience réelle, Mme Ségolène Royal joue les illusionnistes, à l’instar des initiatives de Mr Sarkozy en Novembre 2004.

 

 

AFUB-communiqué de presse 11 février 2007

 

 

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Dernière révision : 12 février, 2007