L' ditorial de l'AFUB

EDITO DU 13 mars 2006

       

Caisse d'Epargne et Banque Populaire :

 un mariage au mépris de la Loi

  et

  au péril des missions sociales de la CE ?

 

 

L'AFUB en appelle à Bercy …

 

 

 

 

En effet, alors que la Loi assigne aux Caisse d'Epargne " des missions d'intérêt général (…), la mise en œuvre des principes de solidarité et de lutte contre les exclusions (…) pour satisfaire les besoins collectifs et familiaux (…) et contribue(r) à la protection de l'épargne populaire" (art. 1er Loi n° 99-532 du 25 juin 1999), l'AFUB constate que le rapprochement annoncé met en danger la vocation sociale même des Caisses d'Epargne pourtant ainsi expressément définie par la Loi.

 

Le rapprochement méconnait le mandat donné par le législateur et ne saurait être justifié par une quelconque utilité sociale, alors même que la direction de la CE semble poursuivre une démarche inspirée par des préoccupations de développement commercial et de profitabilité. Or, de par la Loi, la CE est un acteur social du secteur financier et, par cette spécificité, son management ne saurait emprunter les méthodes capitalistes et les objectifs propres au secteur bancaire commercial, aujourd'hui gouverné par le syndrome franco-français de concentration.

 

C'est pourquoi l'AFUB appelle la direction et Charles Milhaud au respect des principes qui fondent les Caisses d'Epargne. L'absence de garantie à ce sujet justifierait de la nécessaire intervention des pouvoirs publics et de l'arbitrage gouvernemental.

 

Ceci, d'autant que le mariage annoncé ne manquera pas de se traduire par une régression supplémentaire de la concurrence et par une banalisation de l'offre bancaire, ceci au détriment des usagers.

Car l'augmentation des parts de marché que visent les établissements, ce n'est pas celle qui procède d'une saine rivalité entre professionnels en faisant valoir auprès des consommateurs l'amélioration des produits et l'optimalisation des prix. C'est celle qui résulte de l'extension par rapprochement, prise de contrôle et autres fusions-absorptions. Ces restructurations depuis 10 ans tendent à confondre les clients en un nouveau servage et  à entretenir l'illusion concurrentielle sous couvert d'une multiplicité apparente d'enseignes ; elles ne sauraient être justifiées ni par les contraintes du marché de la finance ni par les besoins des usagers, entreprises ou particuliers.

 

 

 

---------------------------------------------------------  Communiqué de presse – AFUB – 13 mars 2006

 

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Dernière révision : 14 mars, 2006