L' ditorial de l'AFUB

EDITO DU 17 mars 2010

 

Le psychodrame
tarifaire :

Christine Lagarde
s’en mêle

 

d’une réelle satisfaction

à une grande alarme ...

 

 

            C’est avec la plus grande satisfaction que l’Afub accueille l’annonce de la suppression des "pénalités libératoires" instituées par la loi Bérégovoy du 30 décembre 1991 et dont l’association avait demandé en vain, à Laurent Fabius, la suppression dans le cadre de la loi Murcef (décembre 2001). En effet, ces amendes fiscales, subies chaque année par des dizaines de milliers d’usagers, constituent un obstacle financier à un effacement des interdictions bancaires, en amplifiant ainsi l’exclusion sociale, le seul bénéficiaire de ces pénalités étant l’Etat.

 

Exprimant les plus grandes alarmes quant à la désignation de M. Pauget en qualité de rapporteur, l’AFUB craint que la démarche soit empreinte de ce corporatisme et de cette solidarité professionnelle qui conduisent à une compréhension trop bien pensée des intérêts bancaires, le rapporteur ayant été leur représentant éminent.

 

            En relayant les critiques de Bruxelles à l’égard des banques françaises, l’intervention ministérielle illustre l’inefficacité et l’insuffisance des mesures adoptées depuis 2001 et qui prétendaient assainir les pratiques tarifaires, récemment encore par le plafonnement des frais de rejet (mai 2008) et par un récapitulatif annuel (janvier 2009).

 

Dénonçant la myopie d’une approche qui se réduirait à améliorer la lisibilité des tarifs par les usagers. L’AFUB rappelle aux rapporteurs qu’une régulation durable passe par la stimulation de la concurrence entre les professionnels, ce qui exige une transparence des éléments composant le prix des prestations, aujourd’hui encore, sans relation avec le coût de revient. La tarification doit devenir un enjeu marketing : à quand la banque universelle, la banque de guichet qui osera le message : « venez chez moi, je suis la banque la moins chère » ? 

 

M. Pauget aura-t-il l’ambition des préconisations indispensables pour lutter contre ces opacités tarifaires qui font obstacle à une concurrence libre, ceci au détriment des usagers.

Sa connaissance privilégiée du management bancaire lui en fournit l’occasion et ses anciennes responsabilités professionnelles lui en donnent les moyens.

 

A cet égard, l’AFUB préconise notamment :

 

            1- l’instauration d’une autorité de régulation ;

 

            2- la publication périodique d’un « panier de la ménagère bancaire » regroupant les 10 services les plus utilisés, à l’instar de l’édition trimestrielle des taux d’intérêts par la Bdf.

 

 

 

AFUB - Communiqué de presse, 17 mars 2010, 19h30

 

 

Contact Presse

Marie-Anne Jacquot

 

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Dernière révision : 17 Mars, 2010