Désaveu des pratiques bancaires françaises !

 

            Se félicitant, de la dénonciation européenne, des pratiques tarifaires en France, l’AFUB observe que cette intervention est un véritable désaveu à l’égard des banques françaises qui soutenaient jusqu’à présent être dans la moyenne des frais au regard de leurs homologues européens.

 

            Il s’agit aussi d’un camouflet de la politique gouvernementale qui prétendait assainir ces pratiques par le seul plafonnement des frais de rejet (mai 2008) et par un récapitulatif annuel de facturation (janvier 2009).

 

            Car Bruxelles exige une transparence tarifaire qui vise :

  1. la lisibilité des facturations bancaires, les usagers français étant trop souvent confrontés à des « additions globalisantes » (telles les « commissions d’intervention ») ou obscure (tel les « packages » avec leurs services inutiles ou inefficaces) ;
  2. les prix trop chers qui sont sans relations avec le coût des prestations pour le professionnel.

 

            Mais les banques entendront-elles les coups de semonce envoyés par Bruxelles ? L’expérience du passé, notamment pour les opérations cartes bancaires dans la zone euro, ne permet pas d’être optimiste et laisse penser qu’il appartiendra à la Commission d’intervenir par voie réglementaire.

 

Surtout, l’AFUB conclut à l’intervention nécessaire de Monsieur Nicolas Sarkozy qui s’était engagé en 2004 dans le débat de la tarification bancaire et prétendait : « répondre aux attentes des Français dans leur relation avec les banques ».

 

Une telle situation illustre les limites voire l’échec de l’approche des pouvoirs publics pour arbitrer la relation banques-usagers.

 

C’est pourquoi l’AFUB rappelle que l’assainissement des pratiques tarifaires passe par la stimulation de la concurrence dans le secteur bancaire, notamment par :

  1. l’instauration d’une autorité de régulation ;
  2. la publication périodique d’un « panier bancaire de la ménagère », à l’instar de la publication trimestrielle des taux d’intérêts par la Banque de France.

 

A cet égard, l’AFUB déplore le silence du gouvernement et du Président de la République.

 

 

AFUB - Communiqué de Presse, le 22 septembre 2009, à 15h30