L' ditorial de l'AFUB

EDITO DU 23 mars 2010

 

Ce 24 mars à
l’Assemblée Nationale :
la réforme du crédit,
ouvrage inachevé ?

 

des mesures indispensables pour limiter les excès

mais insuffisantes pour une régulation durable...


           Au terme du projet de loi soumis ce 24 mars à l’Assemblée Nationale, l’AFUB se félicite des mesures concrètes qui limitent certains des excès des crédits renouvelable, notamment par :

- la responsabilité du prêteur, s’il ne contrôle pas la déclaration de ses clients quant à leur solvabilité ;

- la limite de la durée de remboursement des crédits renouvelables (3 ans maxi pour un crédit inférieur à 5.000 €), pour qu’ils ne conduisent plus à un endettement permanent ;

- l’obligation, sur les lieux de vente, de ne plus proposer seulement un crédit permanent (au taux voisinant 20%) mais de faire une offre alternative de prêt personnel (taux moyen 6%).

          Mais par delà ces mesures, certes indispensables force est de constater leur insuffisance pour une régulation durable des crédits renouvelables et pour lutter contre le risque d’endettement :
ainsi le projet ne vise nullement à :

- limiter les taux trop élevés et la politique d’argent cher imposés par les sociétés de crédits avec des taux proches de 20 %, alors même que le crédit renouvelable s’adresse souvent aux plus vulnérables. Faut-il rappeler que les USA viennent de décider d’une réduction réglementaire de ces pratiques excessives ...

- réduire les procédés publicitaires vantant l’argent facile et interdire le piège du « 3 fois sans frais » qui masque un véritable crédit renouvelable.

          Surtout, l’AFUB dénonce la légalisation des cartes bancaires « double-action », le projet posant pour seul principe que le paiement soit automatiquement cash, le règlement ne pouvant s’imputer sur la réserve de crédit (ou crédit renouvelable) que par une décision expresse du consommateur.

          Or, à une époque où les familles font appel aux crédits renouvelables trop souvent pour compenser l’insuffisance de leurs ressources à satisfaire leurs besoins élémentaires, de telles cartes « double-action » les exposent à un risque d’endettement par la tentation qu’elles organisent.

Au demeurant, ces cartes « double-action » ne sont-elles pas le nouvel instrument marketing de ces banques pour investir le juteux marché des crédits renouvelables ?

          Par delà les auditions parlementaires auxquelles l’AFUB a été appelée, l’association sera donc vigilante à ce que les députés confirment les amendements déjà adoptés par le Sénat et améliorent un projet à l’annonce ambitieuse mais aux mesures insuffisantes :

à quand la 12ème réforme du crédit renouvelable ?

AFUB-Communiqué de presse le 23 mars 2010, 18h

 

 

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Dernière révision : 23 Mars, 2010