
EDITO DU 29 janvier 2010
Les tarifs bancaires en baisse ?
Un trompe l’œil …
L’affirmation d’une baisse repose sur une approche théorique qui ne reflète nullement la réalité :
1° la baisse vise une moyenne, celle de 57 services ; elle ne concerne pas ces prestations du quotidien, tel le service de la CB qui est le moyen de paiement privilégié des français avec plus de 6 milliards d’opérations en 2009 :
- carte à débit immédiat ( + 3,8 % Bred, +5,5 % SG)
- carte à débit différé ( + 3,2 % Bred , +2,7 % CAIDF)
Ces usagers sont loin de bénéficier d’une baisse !
2° Surtout l’analyse repose sur la construction de profils théoriques, de modèles techniques de consommation ; elle n’exprime pas la réalité de la pratique bancaire.
A cet égard les commissions d’intervention l’illustrent : nombre d’usagers dénoncent subir de telles commissions qui représentent chaque mois de 5 à 10 % de leur revenu, et il n’est pas rare qu’elles pèsent 40 à 60 % du récapitulatif annuel que reçoivent les clients en ce mois de janvier.
Cette pratique des commissions d’intervention tient à leur multiplication artificielle puisqu’elle résulte surtout du refus de la banque d’adapter le plafond du découvert aux besoins réels de son client.
Ainsi, ce qui est en cause c’est moins le prix unitaire de ces frais que leur application inflationniste par les établissements.
En tout état de cause, force est de constater que la tarification demeure la pomme de discorde entre les banques et leurs clients ainsi que l’illustre le « Prix Rapetout » publié par l’Afub en ce mois de janvier.
AFUB - Communiqué de presse, le 29 janvier 2010 à 19h00