L' ditorial de l'AFUB

EDITO DU 2 septembre 2012

 

L'Etat au secours du CIF :
choquant et risqué !

 

 



        Choquant ! En recourant à la même méthode que celle qui a guidé les précédents gouvernements depuis 2008, Bercy parait plus sensible à l'industrie bancaire et aux intérêts financiers de celle-ci qu'aux menaces sociales qui pèsent sur nombre de salariés dont les entreprises sont en danger et qui pourtant ne bénéficient pas d'un tel soutien de l'Etat.
Qu'attend Bercy pour assurer ces entreprises au coeur de l'économie réelle de la même générosité et de la même solidarité ?

        Certes, une telle décision constitue un geste fort à l'égard des marchés financiers tant pour faciliter le refinancement à court terme du CIF que pour réaffirmer la solidité de l'industrie bancaire française ainsi forte de l'engagement de l'Etat.
Mais l'AFUB craint qu'à l'avenir la garantie de l'Etat ne puisse suffire et que Bercy soit conduit à mettre la main à la poche du contribuable en renflouant cet établissement. L'AFUB dénonce donc le risque d'une démarche dont l'échec est déjà illustré par le scandale actuel de DEXIA.
Et ne saurait rassurer à cet égard la méthode Coué du ministre qui justifie son engagement par la solidité des actifs et la qualité de la capitalisation du CIF, ceci alors que ces affirmations sont totalement contredites par les marchés financiers.

        L'AFUB appelle donc Monsieur MOSCOVICI à une approche qui soit guidée par le réalisme et la clarté. C'est là une condition indispensable à l'assainissement de l'industrie bancaire et de ses relations nauséabondes avec l'Etat.

AFUB - Communiqué de presse, 2 septembre 2012.

 

 

 

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Dernière révision : 2 Septembre, 2012