La clôture d’un compte bancaire, à l’initiative de la banque, ne fait l’objet d’aucune réglementation, hors la circulaire n° 457 de la DGCCRF en date du 17 juillet 1991, celle-ci n’ayant jamais été suivie d’effet.
Fondée sur le principe que la relation bancaire peut être interrompue à tout moment par le client lui-même, la liberté de résiliation est corrélativement reconnue au bénéfice du professionnel.
Néanmoins, et ainsi que l’illustre la jurisprudence éditée par l’AFUB, les tribunaux sont intervenus pour poser des règles protectrices de l’usager ; c’est ainsi que pour clôturer un compte, la banque doit :
- informer par lettre recommandée son client,
- laisser un délai de préavis suffisant pour que celui-ci puisse faire face à cette rupture, notamment pour trouver une nouvelle banque, rediriger virements et prélèvements vers ce nouveau compte.
Au demeurant la clôture ne peut pas procéder d’une déloyauté, telle une mesure de rétorsion ou un procédé vexatoire (cf. article 1134 alinéa 3 Code Civil).
A la réception d’une lettre de la banque, il est conseillé de donner suite selon le modèle ci-dessous. |