POURQUOI SOUTENIR LES BANQUES ?


Pourquoi garantir leur solvabilité ?

       Certes il peut paraître choquant et injuste si ce n'est incompréhensible que l'Etat se porte au secours d'un etablissement bancaire malade:

n'est-il pas un commerçant comme tant d'autres, dont le sort doit être réglé par les lois qui organisent toute entreprise et sa faillite ?

En fait, si l'Etat s'engage à soutenir celles des banques qui seraient menacées, c'est qu'il poursuit deux objectifs :

1 ) lutter contre la menace de panique qui pourrait s'emparer des clients, si ceux-ci perdaient confiance dans le système bancaire auquel ils ont confié leur épargne, leur argent. Car leur panique amenerait ainsi une véritable hallali bancaire, par les retraits aux guichets auxquels elle conduirait.

2) préserver les canaux de distribution du crédit, ceux-ci étant considérés comme indispensables à la pérennité de l'économie, un peu comme les vaisseaux sanguins pour le corps humain.
Sans doute les gouvernants n'ont-ils pas oublié la crise de 1929, dont certains considèrent qu'elle a été particulièrement aggravée voire générée par les faillites bancaires qui ont touché 50% des établissements financiers américains.

      Cependant, à elle seule, la poursuite de ces objectifs serait vaine, en l'absence de mesures d'accompagnement.
En effet, à quoi sert de s'assurer de la confiance des épargnants et de l'existence des canaux de distribution, s'il n'est plus de flux financier suffisant pour irriguer et drainer le corps économique ?

Or, aujourd'hui, la réalité impose de constater un amoindrissement de ce flux et une réduction cumulative du crédit offert par les banques à leurs clients, entreprises et particuliers.
C'est dire la raison du plan gouvernemental qui, en ce début octobre, vise à "injecter" 20 milliards d'Euros dans le circuit bancaire à destination des PMI-PME.

      Néanmoins, remplir de carburant un réservoir n'a jamais suffi à faire tourner un moteur grippé.
Et
à cet égard, l'essoufflement et la diminution de la demande, celle de la consommation et celle des entreprises, risquent de condamner toute démarche qui reposerait exclusivement sur le crédit et sa distribution :
Apparaît totalement insuffisant d'organiser une perfusion financière, en réinjectant des liquidités, si les acteurs économiques ne conduisent plus de projets et font, par la même, moins recours au crédit !
A cet égard, les crédits-relais fournissent un exemple fort de l'affaiblissement de la demande puisque les vendeurs déplorent un manque de candidats acheteurs ...

 

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Dernière révision : 8 octobre, 2008