Que vous soyez autoentrepreneur ou dirigeant de PME, la protection de votre activité est une priorité. A cet effet, l’assurance multirisque professionnelle est un bouclier essentiel face aux imprévus, et fait donc partie des impératifs pour exercer en toute sérénité. Cependant, la souscription de la police d’assurance idéale n’est pas aussi évidente qu’il y parait. De nombreux pièges guettent en effet les moins avertis.
Voici 5 des plus fréquents à éviter absolument !
Contenus
1. Ne pas prendre le temps de bien évaluer vos besoins
Chaque entreprise, indépendamment de sa taille et de son secteur d’activité, possède ses risques spécifiques. Malheureusement, nombreux sont les décideurs qui se contentent d’une évaluation superficielle de leurs besoins professionnels. Résultat : ils souscrivent une police avec des lacunes dans les garanties.
Avant de souscrire une assurance multirisque professionnelle, un audit des risques inhérents à votre secteur est indispensable. Pour un consultant indépendant, ces risques se situent davantage au niveau de la responsabilité civile professionnelle. Par contre, pour un commerçant, les risques de dommages matériels (incendie, dégât des eaux, vol) ainsi que la responsabilité civile vis-à-vis des tiers (clients, fournisseurs) sont prépondérants. De même, une entreprise de services n’a pas les mêmes exigences qu’une entreprise manufacturière.
Bien tenir compte de ces spécificités permet de sélectionner des garanties adéquates.
2. Ignorer les exclusions de garantie et les conditions générales
Dans un contrat d’assurance, les exclusions de garantie et les conditions générales contiennent des informations essentielles. Elles définissent en effet les limites de l’assurance.
Comprendre les clauses restrictives
Chaque contrat d’assurance comporte des exclusions, c’est-à-dire des situations ou des événements pour lesquels l’assureur n’interviendra pas. Si vous ignorez ces clauses, vous risquez de vous retrouver dans des situations de sinistres non couverts, avec de lourdes conséquences financières.
Par exemple, certains contrats n’indemnisent pas les dommages causés par des cyberattaques sans une option spécifique. De même, un défaut d’entretien des locaux annule parfois la couverture en cas de sinistre.
Lire attentivement les conditions générales et particulières
Les conditions générales sont le socle d’un contrat d’assurance. Elles détaillent les droits et obligations de chaque partie. Quant aux conditions particulières, elles personnalisent le contrat en fonction de l’entreprise. Prenez le temps de les lire attentivement, ligne par ligne, pour éviter les mauvaises surprises.
Si certaines parties ne sont pas claires ou ambigües pour vous, n’hésitez pas à solliciter les conseils d’un professionnel.
3. Opter pour le contrat le moins cher au détriment de la protection
Nombreux sont les entrepreneurs qui cèdent à la tentation d’un contrat d’assurance pas cher. Malheureusement, un prix bas s’accompagne souvent d’une couverture minimale ou de franchises élevées. En cas de sinistre, cela peut donc se retourner contre vous.
L’idéal est donc de rechercher avant tout l’assurance multirisque professionnelle offrant le meilleur rapport qualité-prix. L’objectif est de trouver un contrat adapté à vos besoins qui propose des garanties robustes à des tarifs raisonnables.
4. Fournir des informations inexactes ou incomplètes
La déclaration sincère et exhaustive des risques est une obligation légale et contractuelle. Fournir des informations erronées ou omettre volontairement des éléments importants lors de la déclaration peut conduire à annulation pure et simple de la couverture en cas de sinistre. L’assureur est en effet en droit de refuser l’indemnisation ou de réduire drastiquement le montant versé.
Par exemple, si vous ne mentionnez pas une activité secondaire à risque ou un équipement spécifique, cela rend le contrat caduc pour cette partie. En cas de doute, il est donc préférable de sur-déclarer un risque plutôt que de l’omettre.
5. Négliger la réévaluation annuelle de son contrat
Une fois le contrat souscrit, nombreux sont les entrepreneurs qui l’oublient jusqu’à la date d’échéance. Or, une activité évolue. De nouveaux risques apparaissent, d’autres disparaissent. Ne pas réévaluer annuellement votre contrat est une erreur qui peut s’avérer coûteuse.
L’évolution de l’activité et des risques
Votre entreprise se développe : elle embauche de nouveaux salariés, acquiert de nouveaux équipements, change de locaux ou diversifie ses offres. Chacune de ces modifications impacte votre profil de risque. Une réévaluation annuelle s’impose donc pour s’assurer que votre assurance multirisque professionnelle reste en phase avec la réalité de votre entreprise.
Ajuster les garanties et le capital assuré
La réévaluation annuelle du contrat est le moment idéal pour ajuster les garanties incluses, le capital assuré et les franchises. C’est également le moment de discuter avec votre assureur ou votre courtier des retours d’expérience liés à d’éventuels sinistres passés ou à des évolutions du marché de l’assurance.
Certains contrats offrent des options de protection supplémentaires. C’est donc l’occasion d’optimiser votre police d’assurance, de vous offrir une couverture adaptée à vos besoins du moment et d’anticiper les sinistres imprévus.
En définitive, la souscription à une assurance multirisque professionnelle est une démarche stratégique qui demande attention et méthode. En évitant ces 5 erreurs, vous mettez de votre côté toutes les chances de bénéficier d’une couverture robuste qui protège efficacement votre activité des aléas.
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