Alors que Madame Lagarde consacre  à l’endettement et aux crédits, une longue déclaration, l’AFUB est consternée par le silence de la Ministre à l’égard de tous ces ménages incapables aujourd’hui de rembourser les prêts relais, ne parvenant pas à vendre leurs biens immobiliers.

 

Ils sont en effet des dizaines de milliers de victimes de la crise  immobilière qui voient ainsi leur avenir menacé d’une désintégration sociale. Nombre d’entre eux viennent même à tenter d’y échapper en mettant en vente les deux biens immobiliers (l’ancien sur lequel repose le crédit relais et le nouveau) ou en vendant à un prix  trop insuffisant pour rembourser la  banque, creusant ainsi un surendettement.

 

            Face à cette situation, l’AFUB renouvelle donc au gouvernement sa demande :

 

- d’un moratoire, d’une durée minimale de deux années pour tenir compte de l’évolution de la crise immobilière et économique ;

- d’un dispositif technique pour permettre aux banques de se « refinancer » puisque ces crédits relais en mal de remboursement représentent près de 5 milliards d’euros.

 

Rappelant à Madame Lagarde la détresse de ces dizaines de milliers de familles, l’AFUB stigmatise l’inertie du gouvernement, voire son refus, à assurer de sa protection concrète le plus grand nombre, en sacrifiant ainsi la sécurité financière des ménages alors qu’il n’a pas manqué de soutenir de manière indéfectible la profession bancaire.  

 

 

 

 

AFUB - Communiqué de presse, le 12 octobre 2009 à 8h.