L' ditorial de l'AFUB

EDITO DU 1er décembre 2008

 

Usagers – banquiers :

2 poids, 2 mesures

Face à la crise,
les usagers oubliés, abandonnés ..

 

 

A la veille d’initiatives annoncées pour soutenir l’économie, l’AFUB constate que les usagers sont jusqu’a présent les oubliés des mesures gouvernementales.

1) Les emprunteurs continuent d’être les victimes « de la politique de l’argent cher » en matière de crédit revolving (ou permanent) qui s’adresse pourtant aux ménages les plus désargentés et les plus fragiles.

Or, depuis un an, les taux n’ont cessé d’augmenter, ressortant aujourd’hui en moyenne à 15,54% (source Banque de France), alors même que souvent ils voisinent 20%.

Une telle pratique bancaire bride la consommation et paupérise les emprunteurs.

Elle exige l’intervention de l’Etat pour restituer aux consommateurs un pouvoir d’achat actuellement en sursis puisqu’une baisse concrète de ces taux prohibitifs permettrait un recours plus réaliste au crédit.
Ceci d’autant que la baisse des taux orchestré par la BCE n’a toujours pas d’effet sur le terrain.

2) Des dizaines de milliers d’emprunteurs, victimes de la crise immobilière et subissant maintenant la crise économique, sont confrontés aujourd’hui à l’incapacité de rembourser leurs prêts relais.

Or, ils sont laissés isolés, seuls, face au bon vouloir et à l’arbitraire des banques, certaines les menaçant de contentieux, d’autres accordant chichement des reports trop courts pour être réalistes et trop chers en augmentant à cette occasion le taux initial de manière importante.

Ces emprunteurs ne peuvent se satisfaire d’un « appel à la clémence » par Madame Boutin et exigent que le gouvernement s’engage enfin pour protéger ces ménages dans le désarroi et l’inquiétude.

De même, qu’est-il fait pour ces autres emprunteurs « taux variable » qui découvrent avec effroi l’augmentation de leurs charges de crédit du fait d’une indexation sur l’Euribor ?

3) Et tous ces usagers qui sont maintenant menacés, par une situation économique critique, de ne pouvoir bientôt plus payer leurs crédits et prêts et subissent déjà rupture de découvert et interdiction bancaire …

Pourquoi les banques en difficultés seraient-elles les seules à bénéficier du soutien de l’Etat ?
Le gouvernement entend-il laisser ces usagers sans défense ni protection ?

Ces situations exigent un engagement réel du gouvernement en faveur des usagers maltraités.

C’est pourquoi, l’AFUB appelle à la création d’un médiateur du crédit, ceci sous la responsabilité de l’Etat pour connaître des difficultés des particuliers.

--------------------------------------                   Communiqué de presse   1er décembre 2008

 

 

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Dernière révision : 1 decembre, 2008