L' ditorial de l'AFUB

EDITO DU 2 avril 2007

 

 

Retraits d’espèces
et
Facturation bancaire :
un appel à la mobilisation …

Quand le Crédit Agricole viole
l’engagement de la profession bancaire !

            Alertée par des clients du Crédit Agricole au sujet de la facturation des retraits d’espèces aux guichets de leur agence, l’AFUB dénonce une mesure qui viole l’engagement de la profession bancaire souscrit en novembre 2004 à l’initiative de Monsieur Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Economie et des Finances.

Cet engagement garantissait la gratuité de tels retraits par la mise à disposition d’un « moyen d’accès gratuit ».

            Or, les plaquettes tarifaires du Crédit Agricole énoncent des frais de 1,90 € par retrait en agence, ceci sans exception, notamment sans prévoir une carte de retrait gratuite.

            L’AFUB appelle donc les clients du Crédit Agricole à se mobiliser contre une innovation tarifaire qui vise essentiellement une population fragile, à faibles revenus, et qui ne dispose pas, au demeurant, de carte bancaire ; elle se voit ainsi privée de tout accès libre à son argent.

La suppression des caisses en agence et les motifs sécuritaires allégués ne sauraient justifier que le Crédit Agricole prenne ainsi en otage les fonds qui lui sont confiés par ses clients alors même que ceux-ci sont légalement obligés de disposer d’un compte bancaire pour percevoir salaires, traitements et retraites …

             Sauf à ce que ne soit pas sincère l’engagement de la profession bancaire, il appartient à la Fédération Bancaire Française (FBF) d’en assurer le total respect par ses membres.

            Surtout, l’AFUB conclut à l’intervention nécessaire de Monsieur Nicolas Sarkozy qui s’était engagé dans le débat de la tarification bancaire et prétendait « répondre aux attentes des Français dans leur relation avec les banques », le Crédit Agricole mettant aujourd’hui directement en cause une telle démarche …

Une telle situation illustre les limites voire l’échec de l’approche conventionnelle appliquée par les pouvoirs publics pour arbitrer la relation banques-usagers.

           C’est pourquoi l’AFUB rappelle que l’assainissement des pratiques tarifaires passe par la stimulation de la concurrence dans le secteur bancaire, notamment par :

  1. l’instauration d’une autorité de régulation,

  2. la publication périodique d’un « panier bancaire de la ménagère », à l’instar de  la publication trimestrielle des taux d’intérêts par la Banque de France.

A cet égard l'AFUB déplore le silence des candidats aux élections prochaines.

Communiqué de Presse
2 avril 2007
AFUB 01 43 66 35 70

Contact : Jacques Poindron

AFUB-communiqué de presse 2 avril 2007

 

 

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Dernière révision : 2 avril, 2007