L' ditorial de l'AFUB

EDITO DU 3 avril 2007

 

 

Ségolène Royal,

les banques

et les usagers!

 

Un plan

entre illusion et vacuité

 

L'AFUB note avec intérêt la volonté de Mme Ségolène ROYAL pour contribuer à rééquilibrer le rapport des banques avec leurs clients.

 

L'association déplore néanmoins, que ces propositions ne visent nullement ni la prévention ni la lutte contre l'exclusion bancaire dont sont victimes les populations les plus fragiles économiquement et qui amplifie la ségrégation sociale.

 

Quant aux frais et aux intérêts trop élevés (pour les crédits permanents et le découvert), en reposant exclusivement sur une intervention étatique et autoritaire, les propositions tournent le dos à toute véritable régulation durable du marché bancaire qu'exigent pourtant les dérives actuelles des établissements de crédit.

 

Et apparaît des plus artificielles voire ubuesques la compensation entre la rémunération des comptes et les intérêts du solde débiteur, ceci pour mieux équilibrer la charge financière du découvert ! Faut-il rappeler que si un client paie des agios pour un découvert, c'est qu'il n'a nullement les moyens de disposer d'un solde créditeur qui serait rémunéré !

 

Par-delà la satisfaction qu'appelle l'annonce de la suppression des "jours de valeurs" appliquée actuellement par les banques en dépit de la Jurisprudence de la Cour de Cassation, l'AFUB ne peut que s'étonner de la vacuité de la proposition d'établir "un affichage tarifaire", alors même que la législation et la réglementation en imposent la nécessité, ceci depuis encore récemment en l'arrêté du 4 avril 2005.

 

L’AFUB constate que, par une intervention sans efficience réelle, Mme Ségolène Royal joue les illusionnistes, à l’instar des initiatives de Mr Sarkozy, alors même que l’assainissement des pratiques bancaires passe par une stimulation de la concurrence dans le secteur bancaire, ceci par :

  1. l’instauration d’une autorité de régulation ,à l’exemple de l’ARCEP dans les Télécoms, ceci pour assurer la mise en place réelle et concrète d’un véritable marché concurrentiel et plus transparent ;
  2.  la publication périodique d’un "panier bancaire de la ménagère", à l’exemple de la publication trimestrielle des taux d’intérêts par la Banque de France.

En reprenant les vieilles méthodes et en s'inspirant des recettes déjà éculées, ce "plan de lutte contre l'endettement et contre les abus bancaires" ne saurait ni satisfaire ni illusionner les usagers.

 

 

--------------  AFUB -- Communiqué de presse, 3 avril 2007

 

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Dernière révision : 5 avril, 2007