L' ditorial de l'AFUB

EDITO DU 7 novembre 2004

 

LA TARIFICATION BANCAIRE :

la concurrence,
seul régulateur et correcteur
durable.

Bercy osera-t-il la concurrence ?

            Alors que Bercy réunit ce mardi les acteurs bancaires au sujet du coût des services, l'AFUB met en garde : les agressions tarifaires dont les usagers sont victimes ne sauraient se satisfaire de quelques engagements professionnels généraux ; de même ne peut répondre aux exigences des consommateurs l'annonce généreuse de mesures contre l'exclusion bancaire, celles-ci ne bénéficiant au plus qu'à quelques centaines de milliers d'intéressés, sans réel effet pour les 20 millions d'usagers qui subissent au quotidien l'inflation tarifaire, sans frein ni limite.

            La solution durable passe par une réhabilitation de la concurrence comme régulateur économique, dans ce secteur bancaire où jusqu'à présent la compétition s'exprime essentiellement en parts de marché avec les fusions absorptions et non pas en rivalité de produit et de tarif. Faut-il rappeler qu'un prix est déterminé par la confrontation de l'offre et de la demande, cette confrontation étant arbitré par une concurrence entre professionnels.

            C'est pourquoi afin d'assurer durablement une régulation tarifaire, l'AFUB exige les mesures indispensables à la stimulation de la concurrence dans le secteur bancaire qui passent par :

•  l'instauration d'une autorité de régulation , à l'instar de l'ART dans les Télécoms, ceci pour assurer la mise en place réelle et concrète véritable marché concurrentiel et plus transparent ;

•  la publication périodique d'un "panier bancaire de la ménagère" , à l'instar de la publication trimestrielle des taux d'intérêts par la Banque de France. Nul n'ignore les conséquences concurrentielles qui en ont résulté quant à l'offre bancaire, notamment en matière de crédit immobilier. Ce "panier" portant sur un échantillonnage des prix des services les plus courants, serait exprimé soit globalement soit pour chaque banque dépositaire de plus de 100.000 comptes.

            En outre et pour garantir à l'usager le libre accès à son argent, l'AFUB exige un Service Bancaire Minimum (SBM) qui organise la gratuité des services de base élémentaires et en particulier pour les opérations de retrait. Une telle gratuité n'est que la contrepartie de la manne financière captée par les établissements puisque, depuis 1975, tout citoyen à le devoir de percevoir revenus et salaires sur un compte bancaire.

Le Ministère de l'Economie et des Finances osera-t-il la concurrence ?

            Son attitude, à ce sujet, vient d'être mise en cause par les autorités de l'Union Européenne dans le dossier des comptes rémunérés tout comme dans celui du GIE Cartes Bancaires à la suite de la plainte de l'AFUB.

Bercy entendra-t-il la leçon ou jouera-t-il les "illusionnistes".

AFUB le 7 novembre 2004

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Dernière révision : 9 novembre, 2004